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Si vous investissez en bourse, vous êtes sûrement tenté de vouloir anticiper le marché pour acheter des actions ou des ETF au meilleur moment. 

Je ne vous apprendrai rien en disant qu’il est impossible de savoir de quoi demain sera fait.

En revanche, il y a tout de même des indicateurs macroéconomiques à suivre pour comprendre le marché, et anticiper certaines tendances à venir. 

Voici une liste des principaux indicateurs économiques à suivre avec attention pour réussir vos investissements. 

1. Le PIB, l’indicateur économique phare de la santé d’un pays 

Le PIB mesure la croissance économique d’un pays. Il représente la valeur totale de tous les biens et services produits sur une période donnée, généralement trimestrielle ou annuelle.

Une hausse du PIB indique une économie en expansion, ce qui est souvent perçu positivement par les marchés financiers, car cela reflète une augmentation de la consommation, de l’investissement et de la production. 

À l’inverse, une baisse du PIB peut signaler un ralentissement économique ou une récession, ce qui peut entraîner une baisse des marchés boursiers et une réduction des opportunités d’investissement. 

Les investisseurs surveillent également la croissance du PIB par rapport aux prévisions des analystes. Un écart significatif entraîne généralement des fluctuations sur les marchés : 

  • Une croissance plus élevée que les prévisions entraîne souvent des achats et un mouvement haussier des marchés.
  • Et des prévisions plus optimistes que la croissance réelle se reflètent généralement par une baisse des marchés boursiers.

2. L’inflation, l’ennemi du pouvoir d’achat et de l’économie

image inflation

    Mesurée par l’Indice des Prix à la Consommation (IPC), l’inflation a un impact direct sur le pouvoir d’achat et la politique monétaire. 

    Une inflation élevée signifie que les prix des biens et services augmentent, ce qui peut réduire la consommation et affecter négativement les entreprises. 

    Pour contrer une inflation excessive, les banques centrales augmentent généralement les taux d’intérêt, ce qui rend le crédit plus coûteux et ralentit la croissance économique. 

    À l’inverse, une inflation trop faible peut signaler un manque de demande et conduire à une stagnation économique. 

    Tous les investisseurs suivent donc de près les tendances inflationnistes et les réactions des banques centrales pour anticiper leurs effets sur les marchés financiers.

    3. Les taux d’intérêt, le levier des banques centrales

    image de la BCE

      Les banques centrales, comme la Fed (USA) ou la BCE (UE), ajustent les taux d’intérêt pour contrôler l’inflation et la croissance. 

      Une hausse des taux tend à freiner les investissements et faire baisser les marchés boursiers, tandis qu’une baisse des taux favorise la croissance et les investissements. 

      Lorsqu’une banque centrale augmente ses taux, cela rend le crédit plus coûteux, réduisant ainsi la consommation et l’investissement des entreprises. 

      En revanche, une baisse des taux rend les emprunts moins chers, ce qui stimule l’activité économique. 

      Les décisions des banques centrales sont influencées par divers facteurs, notamment l’évolution de l’inflation comme vu précédemment, mais aussi la croissance économique et la stabilité financière.

      4. Le taux de chômage, un baromètre de la santé économique

        Le taux de chômage est un indicateur clé pour évaluer la santé d’une économie. 

        Un faible taux de chômage signifie que la majorité des personnes en âge de travailler ont un emploi, ce qui entraîne une hausse de la consommation et soutient la croissance. 

        Cela est généralement perçu positivement par les marchés financiers, car une forte demande des consommateurs alimente les bénéfices des entreprises. 

        À l’inverse, un taux de chômage élevé peut signaler des difficultés économiques, une baisse de la consommation et une contraction des investissements. 

        Les investisseurs surveillent également la nature du chômage : s’il est structurel (lié à des changements à long terme dans l’économie) ou conjoncturel (résultant d’un ralentissement temporaire). 

        Les annonces mensuelles sur l’emploi, comme celles du Bureau of Labor Statistics aux États-Unis, provoquent souvent des mouvements significatifs sur les marchés boursiers et obligataires.

        5. Le PMI, indicateur de l’activité économique

          Le Purchasing Managers Index (PMI) est un indicateur avancé permettant d’évaluer l’état de l’économie en temps réel. 

          Il est calculé à partir de sondages menés auprès des directeurs d’achats des entreprises manufacturières et des services, qui renseignent sur l’évolution de la production, des nouvelles commandes, de l’emploi et des stocks. 

          Un PMI supérieur à 50 indique une expansion de l’activité économique, tandis qu’un PMI inférieur à 50 signale une contraction. 

          Cet indicateur est particulièrement suivi par les investisseurs, car il donne une idée précoce des tendances économiques avant même la publication des données officielles sur la croissance. 

          Un PMI en hausse peut encourager l’optimisme des marchés, tandis qu’une baisse peut signaler un ralentissement à venir et entraîner une réaction négative des investisseurs.

          Et un indicateur d’actualité : les taux de douane, un levier géopolitique aux effets économiques

          Enfin, terminons par un indicateur d’actualité, les taux de douanes.

          Ils représentent les taxes imposées sur les importations et exportations de biens, ont un impact majeur sur le commerce international et les marchés financiers. 

          Lorsqu’un pays décide d’augmenter ses droits de douane, cela augmente le coût des importations et peut entraîner une inflation locale en raison de la hausse des prix des produits étrangers. À l’inverse, une baisse des tarifs douaniers favorise les échanges commerciaux et peut dynamiser certains secteurs industriels.

          L’actualité récente montre que les tensions commerciales entre grandes puissances, comme celles entre les États-Unis et la Chine ou encore l’Union européenne, influencent fortement les décisions des investisseurs. 

          L’augmentation des barrières douanières est perçue négativement. Les investisseurs anticipent une baisse de l’activité, ce qui se traduit par une baisse des marchés boursiers.

          À l’inverse, des accords de libre-échange pourraient stimuler la croissance et ouvrir de nouvelles opportunités pour les entreprises exportatrices.

          Les investisseurs suivent donc de très près les déclarations des dirigeants politiques des grandes économies, car tous changements provoquent des fluctuations importantes sur les marchés financiers.

          Conclusion

          Comprendre et suivre les indicateurs économiques est un atout majeur pour anticiper les tendances du marché. Ces données offrent une vision de l’état de l’économie et permettent d’ajuster vos décisions d’investissement en conséquence. 

          Toutefois, il est essentiel de ne pas vous fier à un seul indicateur isolé, mais d’analyser plusieurs éléments pour obtenir une vue d’ensemble plus précise.

          Les marchés financiers réagissent souvent de manière imprévisible à ces indicateurs, influencés par d’autres facteurs comme la politique monétaire, les événements géopolitiques ou encore le sentiment des investisseurs. Il est donc recommandé d’adopter une approche prudente, d’avoir une vision à long terme et de diversifier votre portefeuille pour minimiser les risques.

          Enfin, bien que ces indicateurs offrent des pistes pour mieux comprendre l’évolution des marchés, il est important de rappeler qu’aucune prévision n’est infaillible. Rester informé, apprendre en continu et ajuster votre stratégie en fonction des nouvelles tendances sont les meilleures armes pour réussir en bourse.

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