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Bonjour ! J’espère que vous allez bien !

Pour commencer à constituer mon portefeuille en bourse, j’ai décidé d’apprendre à analyser des grandes entreprise françaises et européennes.

Parmi toutes les entreprises, j’ai choisi, dans un premier temps, de m’intéresser aux entreprises du CAC 40.

Et parmi ces sociétés, l’une a récemment fait parlé d’elle pour ses résultats encourageants fin 2024.

Il s’agit d’un fleuron de l’industrie aéronautique française : Airbus.

Après avoir étudié son business modèle, les ratios et sa solidité financière, je dois vous avouer que je suis un peu tomber sous le charme de cette société.

Non seulement elle a des avantages concurrentiels très avancés dans son domaine. Et sa stabilité financière est également plus que rassurante.

Néanmoins, l’entreprise fait face à des défis et montre des points de vigilance à surveiller de près avant de pouvoir se décider…

Découvrez ci-dessous l’étude de l’analyse fondamentale d’Airbus pour ce début d’année 2025.

1. Modèle économique d’Airbus 

1. Marché et secteurs d’activité

Airbus évolue dans l’industrie aéronautique, spatiale et de la défense. Son chiffre d’affaires se répartit comme suit :

  • Avions commerciaux (71,8%) : Airbus est leader mondial des avions de plus de 100 sièges, avec une large gamme allant de l’A220 à l’A350.
  • Défense et aérospatiale (17,4%) : L’entreprise produit des avions militaires, des satellites, des lanceurs spatiaux et des systèmes de défense.
  • Hélicoptères civils et militaires (10,8%) : Airbus Helicopters est un acteur majeur dans ce secteur.

2. Sources de revenus

Airbus génère des revenus grâce à la vente d’avions, d’hélicoptères civils et militaires, ainsi que de systèmes de défense. L’entreprise propose également des services de maintenance et de formation pour ses clients.

3. Avantages concurrentiels (MOAT)

Airbus se distingue par plusieurs forces :

  • Leadership dans l’aéronautique commerciale : Large gamme d’avions, notamment l’A320neo, qui domine le marché des monocouloirs.
  • Innovation et transition écologique : Développement d’avions plus économes en carburant et projet d’avion à hydrogène (ZEROe) pour 2035.
  • Chaîne de production optimisée : Implantation mondiale (Europe, États-Unis, Chine) et standardisation des cockpits pour réduire les coûts des compagnies aériennes.
  • Diversification sectorielle : Forte présence dans la défense, l’aérospatiale et les hélicoptères.
  • Stabilité financière : Trésorerie nette positive offrant une grande flexibilité d’investissement.
  • Soutien des États européens : Airbus bénéficie de contrats publics et d’aides pour la R&D.

4. Concurrence

Ses principaux concurrents sont Boeing (leader américain de l’aviation commerciale) et Comac (constructeur chinois en pleine expansion avec le C919).

En résumé, Airbus repose sur un modèle économique robuste, diversifié et innovant, qui lui assure une position de leader mondial dans l’industrie aéronautique et spatiale.

2. Analyse des fondamentaux d’Airbus en 2025 

photo avion airbus
  1. Chiffre d’affaires (CA) : 65,4 milliards €
    En progression depuis 4 ans, mais toujours inférieur à 2019 (pré-Covid). Cela montre une reprise progressive, mais l’entreprise n’a pas encore retrouvé son plein potentiel.

  2. Résultat net : 3,6 milliards €
    En baisse par rapport à 2023, ce qui peut indiquer une pression sur la rentabilité, due à des coûts plus élevés (matières premières, chaîne d’approvisionnement, inflation, etc.).

  3. Marge bénéficiaire : 5,52%
    Assez faible
    pour une entreprise industrielle. Airbus fonctionne avec des marges serrées, ce qui signifie qu’une hausse des coûts ou une baisse des commandes peut vite impacter la rentabilité.

  4. Flux de trésorerie (Cash Flow) : -1,4 milliard €
    Négatif et instable depuis 5 ans
    , ce qui n’est pas un bon signal. Cela peut s’expliquer par des investissements lourds, des décalages de paiement ou des difficultés à convertir les bénéfices en cash.

  5. EBITDA : 6,9 milliards €
    Ce chiffre reflète la capacité de l’entreprise à générer des bénéfices avant amortissements et impôts. Airbus reste rentable, mais la pression sur la marge et le cash flow est un point d’attention.

En résumé : 

Points positifs : Croissance du CA et rentabilité toujours présente.
⚠️ Points de vigilance : Baisse du résultat net, cash flow négatif, marge relativement faible.

👉 Airbus reste une entreprise solide, mais ses marges serrées et son cash flow négatif nécessitent une attention particulière pour un éventuel investissement en bourse. 📉📈

3. Evaluation de la valorisation boursière

  1. PER (Price-to-Earnings Ratio) : 24,11
    Ce PER de 24,11 indique qu’Airbus est valorisé à 24 fois ses bénéfices. C’est un niveau relativement élevé, indiquant que le marché a des attentes de croissance importantes pour l’entreprise.

  2. PEG (Price Earning to Growth) : 1,07
    Cet indicateur compare le PER à la croissance des bénéfices.
    Un PEG autour de 1 est considéré comme raisonnable, et signifie que la valorisation actuelle d’Airbus est en phase avec sa croissance attendue. Airbus n’est ni surévalué ni sous-évalué selon cet indicateur.

  3. EV/EBITDA (Enterprise Value/EBITDA) : 12,00
    Cet indicateur mesure la valorisation d’Airbus par rapport à sa capacité bénéficiaire opérationnelle. Un EV/EBITDA de 12 est dans la moyenne des industries industrielles et aéronautiques.
    Airbus n’est pas particulièrement sous-évalué mais conserve une valeur d’entreprise solide.

En résumé : 

✅ Indicateurs solides : Airbus semble correctement valorisé avec un PEG proche de 1 et un EV/EBITDA raisonnable.


⚠️ Surveillance du PER : Un PER élevé signifie que le marché anticipe de la croissance. Si celle-ci ne se concrétise pas, l’action pourrait être vulnérable à des corrections.

Airbus n’est ni une aubaine ni trop cher, mais son prix repose sur des attentes de croissance qu’il devra confirmer. 📊🚀

4. Analyse de la santé financière d’Airbus en 2025 

  1. Dette / Capitaux propres : 76,66%
    Airbus a 76,66% de dette par rapport à ses fonds propres, ce qui est élevé mais pas alarmant pour une industrie capitalistique comme l’aéronautique.
    Un ratio inférieur à 100% signifie que l’entreprise finance encore une partie importante de ses activités par ses propres moyens, ce qui est positif.

  2. Ratio d’endettement avec trésorerie : -16,23%
    En intégrant sa trésorerie, Airbus affiche un ratio négatif, ce qui signifie qu’il a plus de liquidités que de dettes nettes.
    Airbus n’a pas de dette nette et pourrait même rembourser l’ensemble de ses dettes avec sa trésorerie. C’est un excellent signal financier.

  3. Debt / EBITDA : 19,90 (Années nécessaires pour rembourser la dette avec l’EBITDA)
    Ce ratio est très élevé : Airbus mettrait près de 20 ans pour rembourser sa dette avec son EBITDA actuel, ce qui peut être préoccupant.
    Soit l’entreprise a une dette structurellement élevée, soit son EBITDA est faible. À surveiller de près.

  4. Interest Coverage : 4,73 (Capacité à payer les intérêts de sa dette)
    Airbus peut couvrir 4,73 fois le coût de ses intérêts avec son EBITDA, ce qui est suffisant mais pas exceptionnel.
    Airbus a encore une marge de sécurité, mais si les taux d’intérêt augmentent ou si ses bénéfices baissent, la couverture des intérêts pourrait devenir plus tendue.

En résumé : 

✅ Points positifs : Trésorerie suffisante pour couvrir la dette, ratio d’endettement net négatif (solide situation financière).
⚠️ Points de vigilance : Ratio Debt/EBITDA très élevé, à surveiller pour éviter une dépendance excessive à la dette.

Airbus gère bien sa dette grâce à sa trésorerie, mais son EBITDA doit se renforcer pour améliorer sa structure financière. 📊✈️

5. Rendement et rentabilité d’Airbus

1. Rentabilité

  • ROIC (Return On Invested Capital) : 12% (en baisse depuis 3 ans)

    Un ROIC de 12% signifie qu’Airbus génère 12 € de profit pour chaque 100 € investis.
    C’est un bon chiffre, mais sa baisse depuis 3 ans montre une rentabilité déclinante. Cela peut être dû à des investissements qui ne produisent pas encore pleinement leurs effets.
  • ROE (Return On Equity) : 21,64% (en baisse depuis 2021)
    ➜ Un ROE de 21,64% indique que l’entreprise rapporte 21,64 € pour chaque 100 € investis par les actionnaires.
    Airbus reste très rentable pour ses actionnaires, mais la baisse du ROE montre une moindre efficacité à générer du profit. Cela peut être lié à une augmentation des capitaux propres ou à une pression sur les marges.

📉 Point de vigilance : La rentabilité diminue, ce qui peut affecter la valorisation boursière si la tendance se poursuit.

2. Rendement pour les actionnaires

  • Dividend Payout Ratio : 43,5%
    Airbus redistribue 43,5% de ses bénéfices en dividendes.

C’est un bon équilibre : Airbus verse un dividende attractif tout en gardant suffisamment de bénéfices pour investir dans sa croissance.

  • Historique des dividendes : Versés depuis plus de 10 ans (sauf 2020-2021)
    Cet historique montre qu’Airbus a une bonne politique de rémunération des actionnaires, malgré la suspension des dividendes pendant le Covid.

  • Croissance des dividendes régulière sur 10 ans
    Tendance positive qui attire les investisseurs à long terme. Airbus cherche à fidéliser ses actionnaires avec une augmentation progressive du dividende.

📈 Point positif : Airbus a repris un cycle de croissance des dividendes, ce qui peut être attractif pour un investisseur cherchant des revenus passifs.

En résumé : 

Points forts : Rentabilité encore solide, dividendes bien gérés avec une croissance régulière.
⚠️ Points de vigilance : Diminution progressive du ROIC et du ROE, à surveiller pour éviter une détérioration de la rentabilité.

Airbus reste une entreprise rentable et attractive pour les investisseurs à dividendes, mais la baisse de la rentabilité pourrait freiner sa performance boursière si elle se poursuit. 📊💰

6. Analyse de la stratégie, des perspectives et des risques d’Airbus en 2025

  1. Stratégie et innovations : l’avion à hydrogène
  • Airbus développe le projet « ZEROe », un avion à hydrogène prévu initialement pour 2035.
  • Toutefois, le 7 février 2025, Airbus a annoncé que les progrès étaient plus lents que prévu, ce qui pourrait repousser l’échéance.
  • L’hydrogène reste une priorité stratégique, mais son développement dépendra des avancées technologiques et des infrastructures nécessaires.

  1. Concurrence et menaces commerciales
  • COMAC, constructeur chinois, est un nouveau rival potentiel pour Airbus et Boeing.
  • Actuellement, COMAC est limité aux vols intérieurs en Chine, mais il pourrait bientôt entrer sur les marchés européens et américains, augmentant ainsi la pression concurrentielle.
  • Airbus doit également gérer les tensions commerciales et le risque de nouveaux droits de douane, notamment avec les États-Unis (cf. politique protectionniste de Trump).

  1. Marché de l’aviation : croissance attendue
  • Airbus bénéficie d’un marché en forte expansion, avec une demande estimée à +40 000 avions d’ici 20 ans.
  • Le trafic passagers devrait doubler, ce qui assurera un carnet de commandes solide pour les prochaines décennies.
  • Airbus se positionne bien sur ce marché avec son A321neo, qui réduit la consommation de carburant de 20 à 30%, un atout majeur face à la hausse du prix du pétrole et aux exigences environnementales.

  1. Risques et incertitudes
  • Chaîne d’approvisionnement fragile : La crise Covid-19 a provoqué des perturbations encore visibles en 2024. Airbus n’a pas encore retrouvé son niveau pré-pandémie.
  • Tensions géopolitiques : Conflits, restrictions commerciales ou hausses de tarifs douaniers pourraient affecter Airbus.

Conclusion de l’analyse fondamentale d’Airbus en 2025

Airbus demeure un acteur clé de l’industrie aéronautique. L’entreprise bénéficie d’un marché en expansion et d’une demande croissante pour ses avions, notamment les modèles plus économes en carburant comme l’A321neo.

Son positionnement sur les innovations, notamment avec le projet ZEROe, montre une volonté de répondre aux enjeux environnementaux, bien que les avancées sur l’avion à hydrogène prennent du retard.

Cependant, plusieurs incertitudes subsistent, notamment la menace de COMAC, les tensions géopolitiques et les difficultés de la chaîne d’approvisionnement qui ralentissent son retour aux niveaux d’avant la pandémie.

De plus, la rentabilité de l’entreprise est en baisse, ce qui incite à la prudence.

Décision d’investissement 

Il est préférable d’attendre le rapport annuel du 20 février 2025 afin d’évaluer si Airbus parvient à redresser sa rentabilité et à mieux gérer ses risques. Son avenir dépendra de sa capacité à innover, à affronter la concurrence et à surmonter les défis économiques et géopolitiques.

Merci d’avoir lu cet article !

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Bonne journée !

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